Bénéfices du yoga dans la vie moderne
Le yoga c’est d’abord un extraordinaire moyen de retrouver sa forme, de regagner son équilibre, d’évacuer ses soucis. C’est une activité qui se pratique en douceur et en fluidité (ce qui n’exclut pas des formes très dynamiques), sans préoccupation de la performance ou de la compétition et qui prend en compte les particularités physiques de chacun, ses facilités comme ses difficultés. On peut pratiquer le yoga tout au long de la vie et commencer à n’importe quel âge. Au travers des postures (asanas) et des exercices de respiration (pranayama), on renforce son corps, ses articulations, on gagne en flexibilité, on apprend à se détendre, à se concentrer, on améliore son maintien, son équilibre, sa coordination. Chaque posture agit sur un membre, une articulation, un muscle, un organe particulier, mais à mesure que l’on progresse et que l’on apprend à s’ajuster, une perception de l’effet sur l’ensemble du corps de chaque posture se fait sentir. Quant aux différentes respirations, elles ont des effets apaisants et purifiants. C’est donc une véritable activité physique qui engage le corps et peut demander des efforts.
Mais, au-delà des effets physiques, le yoga est aussi un immense plaisir, une pause dans la journée, un moment à soi et c’est un aspect qu’il ne faut pas négliger.
Mais au fait, qu’est-ce que le yoga ?
C’est une question récurrente et la réponse, si tant est qu’elle existe, est complexe. Pour certains, il s’agit presque d’une activité sportive. D’autres n’y voient que des exercices de relaxation, d’autres encore le qualifient de philosophie, de croyance … Cela démontre au moins une chose, le yoga est une démarche personnelle et une pratique que chacun s’approprie en fonction de ses besoins et de ses envies.
Mais d’abord revenons sur l’histoire et l’étymologie.
Le yoga s’ancre dans une tradition indienne vieille de plusieurs milliers d’années. Le mot lui-même vient du sanskrit Yug, soit, selon les traductions, «unir», «joindre» ou «connecter» ce qui signifie qu’il s’agit d’une pratique qui va s’attacher tant au corps qu’à l’esprit et qui reconnaît les influences croisées du physique et du mental. Selon les linguistes, de nombreux mots du Sanskrit sont à la racine de notre vocabulaire, ici le « joug », là « pada » pour le pied; « tri » pour le chiffre trois…
Ne cherchons pas ici d’exemples métaphysiques. Simplement, quand on n’a pas le moral, le corps s’en ressent, on est fatigué et quand on a un problème physique, cela pèse sur notre humeur.
Si on pousse la réflexion un peu plus loin, on va aussi trouver les notions d’harmonie, de calme, de sérénité, l’idée d’un corps en forme et d’un esprit apaisé. On n’est pas très loin de « l’esprit sain dans un corps sain ».
Bien sûr, unir, joindre, connecter évoque également le lien avec le monde qui nous entoure, avec la nature. Donc, une discipline qui remonte à plusieurs milliers d’années, 6000 environ et un premier recueil de textes relatif au yoga qui semble avoir été écrit entre -200 et +500. Il s’agit d’un ensemble de petits aphorismes écrit par un yogi nommé Patanjali et qu’on appelle les « Yoga Sutra de Patanjali ». Le texte est parfois un peu abscons pour nous occidentaux, mais une chose importante en ressort, c’est que la finalité du yoga, c’est «l’arrêt des tourbillons de l’esprit», «l’apaisement du mental». On perçoit donc aisément pourquoi dans notre monde contemporain où les choses vont trop vite et où nous avons si souvent la sensation de nous disperser, le yoga nous apparaît si séduisant. Alors, en première approche, c’est un ensemble de techniques physiques et intellectuelles ou mentales qui vont nous permettre de nous sentir mieux. Mais c’est un résumé lapidaire et simplificateur car le yoga est infiniment subtil, et la partie posturale, celle que nous connaissons tous, est la part émergée d’un « iceberg » gigantesque.
Le yoga comporte 8 piliers, 8 « membres » :
- Yamas – règles de vie dans nos relations à autrui – non violence, vérité, désintéressement….
- Niyama – règles de vie dans notre relation à nous même – modération, observance, persévérance…
- Asana – postures
- Pranayama – respiration
- Prathyara – écoute intérieure – conscience des sensations
- Dharana – concentration
- Dhyana – méditation
- Samadhi – état d’unité
On voit bien qu’il y a une progression, la dernière branche étant l’état ultime de félicité. Chacun est libre de s’inscrire où il l’entend dans cette progression. Le yoga n’est pas une religion, mais c’est bel et bien une philosophie, une spiritualité. Il y a donc toujours dans la pratique du yoga une dimension symbolique, une certaine part d’introspection, des codes, des mantras, un langage… Ce contexte est aussi présent dans les arts martiaux traditionnels, et nul n’entrerait dans un dojo ou une salle d’escrime sans saluer. Pratiquer le yoga implique donc le respect de cette discipline millénaire et aucun enseignant de yoga n’est indifférent à cette dimension. Un cours est bien sûr centré sur la pratique, mais en filigrane des notions philosophiques sont transmises, sans prosélytisme. Par respect, à FM Flow on nomme prioritairement les postures en Sanskrit et on indique ensuite la traduction en Français (ex. Halasana –> la charrue…).